CONFÉRENCE-DÉBAT QUEL AVENIR POUR KNOKKE-HEIST
- Hugues De Waele

- 24 févr.
- 3 min de lecture
INTERVENTION HUGUES DE WAELE
Président – Modérateur asbl Z-CLUB
L’avenir de Knokke-Heist appelle aujourd’hui une réflexion fondamentale, lucide et ouverte. Face aux évolutions récentes et aux inquiétudes qu’elles suscitent, il est nécessaire de dépasser les constats pour nourrir un débat constructif sur le futur de la commune. L’intiative du Z-Club s’inscrit dans cette volonté de faire avancer la discussion.
INTRODUCTION AU DÉBAT HUGUES DE WAELE
LE CONSTAT
Mécontentement face à l’évolution de Knokke : quel avenir pour la commune ?
Depuis plusieurs années, un malaise diffus mais persistant traverse Knokke, et plus particulièrement le Zoute et Duinbergen. Ce sentiment de perte ne relève ni d’un simple conservatisme ni d’une nostalgie stérile, mais d’un constat partagé par une partie significative des habitants et des résidents secondaires.
1. Une évolution urbanistique déséquilibrée
Knokke s’est développée historiquement autour d’une vision urbanistique cohérente, qui constituait la véritable colonne vertébrale de la commune : un équilibre subtil entre architecture, espaces ouverts, lieux de vie et identité locale.Aujourd’hui, cette cohérence semble s’être diluée au profit d’une densification accrue, largement dictée par des logiques immobilières, parfois au détriment de l’harmonie générale, de la qualité de vie et de l’âme même de la station.
2. Une évolution sociétale préoccupante
Parallèlement à cette transformation urbanistique, on observe la disparition progressive — ou la dénaturation — de nombreux lieux emblématiques de rencontre et de vie sociale :la place Albert, la Villa Royal, Siskas, le manège, le karting, la serre aux papillons, les boîtes de nuit, et bien d’autres espaces qui faisaient battre le cœur social de Knokke.Ces lieux n’étaient pas de simples infrastructures de loisirs : ils constituaient des points de rencontre intergénérationnels, des repères culturels et sociaux, des espaces de convivialité qui favorisaient le lien entre habitants.
Conclusion du constat
La combinaison de ces deux évolutions — urbanistique et sociale — alimente aujourd’hui un sentiment de dépossession et de malaise au sein d’une large frange de la population locale. Knokke donne parfois l’impression d’avoir gagné en valeur financière ce qu’elle a perdu en qualité relationnelle et en identité collective.
QUEL AVENIR ?
Deux attitudes sont possibles face à ce constat :
Soit se contenter de regretter que « Knokke n’est plus ce qu’elle était », et s’installer confortablement dans une posture de nostalgie passive.
Soit accepter de regarder la situation en face et engager une réflexion constructive afin de bâtir un avenir plus équilibré, plus humain et plus durable pour la commune.
L’AVENIR PASSE PAR LA COMMUNICATION ET LA CONCERTATION
1. Une communication insuffisante de la commune
Il existe aujourd’hui un déficit évident de communication transparente envers les habitants. Les véritables options stratégiques, les plans d’avenir concrets — ou leur absence — ne sont ni clairement exposés ni réellement débattus. Cette opacité nourrit la défiance et accentue le sentiment de mise à l’écart des citoyens.
2. Une opposition affaiblie et peu audible
L’opposition politique locale semble structurellement affaiblie, peinant à proposer des alternatives crédibles et visibles.La question se pose dès lors :
Quelles sont les véritables alternatives politiques ?
Quelles personnalités sont réellement disponibles, indépendantes et prêtes à s’engager ?
À cela s’ajoute une forme d’omerta persistante autour des erreurs et des choix passés, notamment durant l’ère Léopold Lippens, qui mériteraient pourtant une analyse lucide et dépassionnée.
DES PISTES CONCRÈTES POUR L’AVENIR
1. Création d’un conseil de personnalités indépendantes
Il serait opportun de constituer un conseil consultatif composé de personnalités non liées au monde immobilier, mais véritablement préoccupées par le bien-être global des habitants et des résidents secondaires. Ce conseil pourrait jouer un rôle de porte-parole, discret ou public, auprès tant de la majorité que de l’opposition, en apportant une vision transversale, apaisée et tournée vers l’intérêt général.
2. Développement d’outils de communication citoyenne
La création de plateformes et d’outils de communication indépendants permettrait d’aborder ouvertement les sujets majeurs concernant la commune : urbanisme, mobilité, espaces publics, vie sociale, culture, environnement. Ces outils favoriseraient le débat, l’information et la participation citoyenne, conditions indispensables pour restaurer la confiance et recréer un véritable projet collectif pour Knokke.


Bravo pour ton rapport Hugues ! Je n'ai pas pu être présente au débat bien qu'inscrite avec mon mari mais face aux questions que se posent de nombreux knokkois, n'est-on pas en droit de demander à la bourgmestre et son équipe de définir trés clairement ses objectifs sur la base d'une présentation de l'affectation du budget selon les secteurs et ce sur la totalité de la mandature , soit de 2026 jusqu'à la fin du mandat communal de l'équipe en place et ainsi on verrait clairement leurs politiques et stratégies et ainsi à travers aussi bien l'expression des oppositions que des futurs votes, les électeurs pourraient être à même soit de soutenir leurs actions soit de les s…
Merci mille fois Hugues pour ce rapport clair. Je partage ton idée qu'il est même urgent de créer une plateforme indépendante pour favoriser le débat et promouvoir la participation citoyenne afin d'arrêter ou freiner au plus vite la gestion "tous azimuts". Merci encore.
Bonjour Hugues. je suis entièrement Ok avec ta propostion piste concrète pour l'avenir, il faut dire que j'ai été déçu de l'opposition je trouve qu'il n'y rien de concret, pas vraiment de plans, en plus 2 se sont contredit à un moment...et pas vraiment de leader il faut pousser Valery à la tête de ce groupe et le soutenir. Il est grand temps de se bouger et construire une vraie opposition
Commentaires toujours très bien structurés, compréhensibles et positifs.
De la belle ouvrage, Hughes : MERCI;
Catherine Gilson de Rouvreux.
heureux que Duinbergen soit également inclus dans cette réflexion