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SLOW ZOUTE

Dernière mise à jour : 24 août 2023

«Slow» : avant, du moins pour les générations au-dessus de 30 ans, le terme désignait une danse lente propice au rapprochement, à gros potentiel érotique. Désormais, il a aussi une connotation éthique. Il s’agit de ralentir des modes de vie devenus frénétiques, trop «speed», avec spirale de stress collatérale.

Le concept se décline : slow food (cuisiner soi-même, des produits locaux, à rebours de la malbouffe de McDo and co), slow travel (voyager en prenant son temps et hors des sentiers rebattus du tourisme de masse), slow money (pour une finance durable, réorientée vers la terre, l’agriculture), slow books (des livres publiés par de petits éditeurs, loin de la grosse artillerie des best sellers), slow éducation (qui accorde aux enfants un temps d’apprentissage personnalisé) et même slow sexe (éloge de l’ébat lent et non gouverné par l’injonction à l’orgasme et à la performance). Le slow est humaniste, profitable à la planète comme à l’homme. Enfin, tout ce qu’on cherche au Zoute.

L’été au Zoute, avec son cortège de vacances, est donc à priori la saison idéale du slow, un tremplin pour lever le pied et pendant que notre société devient de plus en plus "slow". Trop même. Bazar dans les aéroports et avions retardés ou supprimés, viaduc à restaurer durant 8 ans, formations de gouvernements durant plus d'un an, renoncement à des voyages plus ou moins lointains dans des régions brûlantes, 30 km à l'heure dans Knokke-Heist, nouvelle vague de Covid qui fait craindre une période sous cloche : les freins se multiplient façon petits pains, on pressent que ralentir pourrait ne pas relever du choix mais de l’obligation.

S’en inquiéter atteste un fantasme doublé d’un cliché, celui de l’été-trêve, douce parenthèse par rapport au reste de l’année ? Mais le zoutois assume. Et décélérer n’équivaut pas être empêché. OK pour être lent, mais avec élan.



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